Un blog plus beau donc, un rédacteur en plus, bluenoatelier c'est un blog ++ !
Qui l’aurait cru que quelque chose d’exploitable pouvait encore être extrait d’une série de film trash comptant bientôt sept épisodes à son actif, dont les jeux de mots ridicules ont eu plus de succès que les dernier épisodes du dit film. C’est Konami qui se colle donc à l’adaptation de ce navet [ok le premier épisode était prenant, mais l'ennuie se multiplie au fur et à mesure que les suites sortent..] cinématographique ; est ce que le studio, auteur d’innombrables révolutions vidéo-ludiques, réussira à rehausser le niveau et sortir la saga des tréfonds du trash movie?
Comme tout bon jeu d’horreur qui se respecte [bon hormis resident evil, tout aussi respectable néanmoins
] se doit d’avoir une séquence dans un hôpital / asile en ruine, Saw n’échappe pas à la règle. De fait notre amis Jigsaw s’est amusé à parsemer l’endroit de toute sorte de pièges et énigmes, qui une fois réussies devraient permettre au détective Tapp de s’en sortir. Zombie Studio n’étant certainement pas autorisé à toucher à la pourtant peu ragoutante continuité scénaristique des long-métrages, le studio en charge du projet a donc du se contenter de créer une sorte de spin off se plaçant à peu prêt vers les débuts de la saga. Seuls certains personnages relatifs à l’histoire ont été gardé, tels Jigsaw ou l’inspecteur Tapp qui, entre nous, n’a plus rien à voir avec son homonyme à l’écran, Danny Glover. Enfermé dans l’asile White Hurst, il devra réussir tous les défis qui lui sont soumises pour espérer se sortir vivant du chemin parsemé de pièges que lui a préparé le tueur aux puzzles. Tout un programme. Malheureusement vous pouvez dors et déjà ranger vos frissons dans le placard car il ne vous seront utiles que par moments [rares]. SAW se contente re regrouper des scènes assez gores [le rendu est, faut le dire, assez mauvais par rapport aux sensations éprouvées dans le film] croisées à des énigmes directement sorties de Picsou Magazine ; les pièges sont bêtes et méchants et n’évoluent jamais au long de l’aventure, les actions morbides sont estompées par la luminosité absente du titre et par une modélisation douteuse, quant au puzzle qui vous permettront de récupérer du matériel ici et là… disons qu’ils ressemblent aux épreuves de crochetage d’Oblivion : répétitives et parfois longues. Ce qui dans le titre Bethesda était un plus non négligeable pour l’évolution du personnage compose ici la majorité des difficultés du titre. Comme il ne se passe pas grand-chose dans l’asile, tout devient prétexte à une énigme. Même ouvrir un placard ou forcer une porte.
Reprenant le système du deuxième film, notre alias pixelisé de Danny Glover ne vague pas seul dans cet endroit morbide : avec lui toute une panoplie de personnes choisies de par leurs relations de prêt ou de loin avec le détective. De la femme de son co-équiper tué à cause des obsessions de Tapp, jusqu’au flic ripoux qui sacrifie des innocents pour sauver la façe, tout les ingrédients sont là pour rendre la vie dure à l’inspecteur. Du coup on se sent moins seul dans l’asile de White Hurst, la lumière étant quasiment absente, seule la lumière fournie par votre briquet au gaz infini ou encore le flash d’un appareil photo laissé trainer sur place vous éclaireront la route qui mène à la sortie. Du côté de l’ambiance donc on peut dire que le studio a presque tiré dans le mile. Avec des décors cradingues, des énigmes d’une rare violence en cas d’échec et un habillage sonore convaincant, Saw réussi donc a nous immerger correctement dans cette quête psychologique qui terminera comme elle a commencé, dans l’horreur la plus totale. Tapp n’étant pas seul locataire de ce musée des horreurs, les craquement de parquet, les cris de haine retentissant dans les longs couloirs ou encore les déchirement du silence tombal qui veille sur les ténèbres seront aussi fréquents qu’inattendus. Pour vous donner une idée de l’ambiance des premières minutes de jeu, on pourrait la comparer aux passages dans les hôpitaux de Silent Hill, où chaque pas provoque un déchirement de votre valve cardiaque.. Malheureusement tout ça ne dure que les instants nécessaires au joueur pour s’adapter à l’ambiance assez sombre. Une fois ces premières minutes passées l’ambiance retombe aussi vite qu’une tourte ratée : vitesse grand V. Le reste n’est que déambulation dans des couloirs crades et le manque de suspens se fait sentir, voir la liste des trophées multi-joueurs de Ghostbusters m’a fait frémir davantage…

Les scènes de récupération de clefs sont toujours pareilles : si vous cherchez une clef elle est dans la cuvette bien-sûr.
Si l’on excepte les grosses entourloupettes, réservées aux prisonniers importants, ce survival n’est pas du genre à sortir son public de la routine. On suit bêtement les objectifs affichés sur sa carte en tabassant de malheureux cinglés comme dans Condemned, mais contrairement à ce dernier, les combats et l’ambiance ne tiennent pas le comparatif. La plupart des armes récoltées [un peu à la Alone in The Dark, tout peut vous aider à tuer] ne servent à rien car un simple coup de poing est plus rapide et létal. Comme si les énigmes ratées et le manque d’ambiance ne vous avaient pas déjà fait fuir, attendez vous à pire ! L’inspecteur Tapp se promenant pieds nus dans l’asile [Jigsaw est connu dans le monde du fétichisme de la chaussure
] notre tueur aux puzzles a eu la brillante idée de parsemer ici et là des bouts de verre pour grignoter notre barre de vie. Heureusement si vous jouez en mode normal ces débris sont anodins, mais si jamais vous vous aventurez en mode Difficile, attendez vous à les sentir passer davantage
. Attendez-vous donc à mourir pour avoir marché près d’une vitre brisée, mais aussi pour avoir ouvert la mauvaise porte, choisi la mauvaise boîte, emprunté le mauvais chemin. Pour avoir la poisse, en fait. Comme si lâcher 60 euros pour SAW n’était déjà pas assez dur à vivre [je tiens à préciser que je n'ai PAS déboursé 60€, mais le joueur gamma lui pourrait bien].
Un titre raté dans l’ensemble donc, mais qui garde néanmoins un intérêt : les trophées. En effet pour vous poussez jusqu’à la fin de l’aventure, les développeurs ont intégré une bonne dose de trophées à l’obtention rapide qui se débloquent tout au long de l’histoire, en plus de ça le jeu possède une re-jouabilité rapide : un système de choix du chapitre vous permet de reprendre l’aventure là où vous voulez, vous permettant de clôturer votre collection de *bling* en un rien de temps. Les trophées sont nombreux et beaucoup d’entre eux d’argent ou or. Une bonne façon de booster sa fiche joueur donc, mais à part ça, rien dans le vendre. A noter qu’un petit guide des trophées sera mis en ligne sous peu, histoire de vous faciliter encore plus la tâche [oui oui, on est sympa on le sait
].
Au final, on pourrait apparenter ce titre plus à un prequel des long-métrages, nous permettant de rentrer dans l’ambiance sordide de SAW. Malheureusement une fois les premières minutes de jeu écoulées, tout s’estompe avec : l’ambiance, l’intérêt des énigmes, l’envie de jouer. Particulièrement atroces, les pièges du Jigsaw ont indéniablement quelque chose de ludique. Quel spectateur des films ne s’est pas dit : “Et moi, qu’aurais-je fait pour sortir de ce piège ?“. Konami met donc le spectateur en scène et lui fourni les occasions de tester à la première personne ces objets de torture, le plaçant face à ces interrogations que la morale réprouve. Un jeu a éviter si vous n’êtes pas un adepte, voir accros, à la saga homonyme.

Un jeu venant d’un film peut être sympa ! Par exemple les 2 “Riddick” sont très sympa à jouer ! Bon ok c’est tiré d’une BD au départ mais quand même
Merci du test, mais un jeu venant d’un film est comme d’habitude mauvais :-/ .
merci de ton test complet mais j’éviterai le jeu autant que les films.J’y suis allergique